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Les cheminées

Dans la majorité des maisons individuelles, il est prévu au moins un conduit permettant le branchement d’une cheminée fonctionnant au feu de bois.
cheminée au feu ouvert

Les cheminées a feu ouvert

L’implantation d’un cheminée
Le sol, sur lequel repose une dalle d’âtre (foyère) « on surélevée, doit être incombustible (hourdis, céramique, béton). Dans le cas d’un solivage bois,
est nécessaire de façonner un chevêtre pour ménager la trémie comblée par un blocage en mortier ou en plâtre légèrement armé. Les dimensions de cette trémie auront, en largeur, la dimension du futur fond foyer, plus 20 cm de part et d’autre, et 1 m au minimum de profondeur en partant du mur.
Le poids d’une cheminée avec son foyer et son avaloir peut varier selon son importance de 300 à 1 500 kg.
cheminée d'angle décorative
Il est donc nécessaire, lorsqu’on choisit un modèle, de connaitre son poids de façon à ce qu’il ne dépasse pas la surcharge prévue (le problème se pose surtout à l’étage des maisons, les rez-de-chaussée étant aptes sans problèmes à résister à la charge… surtout sur terre-plein).

Il faut noter qu’une cheminée correctement montée se trouve solidement scellée au mur, ce qui a pour effet de diminuer partiellement la surcharge au sol.
Hormis le cas des cheminées centrales, les conduits et les cheminées doivent être adossés à une cloison de 0,16 m minimum, de nature incombustible et suffisamment résistante pour supporter le poids total, ou partiel, du conduit et d’une partie de la cheminée qui est scellée après lui.
Certains types de cheminées (genre cheminée de campagne) n’ont pas de jambage, ni de côté foyer.
La hotte et l’avaloir reposent sur un linteau en bois ou en pierre, encastré profondément dans le mur comme les corbeaux qui le soutiennent.
L’épaisseur du mur doit être évidemment en rapport avec le porte-à-faux. Pour un petit modèle, 40 cm d’épaisseur de mur est alors un minimum.

L’isolation autour de la cheminée

Dans les constructions anciennes, il y a lieu de se méfier des murs en colombage qui ne sont pas toujours apparents sous le galandage. Dans les constructions modernes, on fait largement appel, pour la fabrication de cloisons, à des matériaux combustibles tels que les bois déroulés, les agglomérés de particules, le plastique, le carton, etc., qui se révèlent alors impropres à l’adossement d’un foyer et d’un conduit.

En ce cas, deux solutions sont possibles :
doubler la cloison combustible d’un mur de 20 cm d’épaisseur en matériaux traditionnels, débordant le foyer de part et d’autre sur 20 à 30 cm. Pour des raisons d’esthétique, on prolongera souvent ce doublage bien au-delà. Cette isolation est surtout valable lorsque toutes les peintures sont déjà terminées.
Démonter la cloison, ou ne pas prévoir son montage, et la remplacer par un mur en maçonnerie traditionnelle de 15 cm d’épaisseur. Cette isolation a l’avantage de gagner sur l’épaisseur de la cloison d’origine.

Dans le cas d’une cloison traditionnelle de moins de 15 cm, la conserver en la doublant en maçonnerie traditionnelle, pour obtenir les 15 cm règlementaires.

Les Types de cheminées

Une cheminée réduite à sa plus simple expression comprendra donc, au minimum, une dalle d’âtre (foyère), un avaloir, un conduit prolongé par une souche hors toit (c’est le cas de la cheminée centrale).
Suivant sa position et son genre, la dalle d’âtre (foyère) pourra être entourée sur une, deux ou trois faces (un fond foyer et un ou deux côtés foyer). On peut distinguer, en gros, les cheminées à tablette, à foyer encastré, ou adossé, les cheminées à hotte, les cheminées encastrées, les cheminées en épi.

Les cheminées à tablette
C’est le genre de cheminée classique, dont la façade peut être en briquettes, en marbre, ou même en bois, ayant souvent un style défini (Louis XV, Directoire, Empire, etc.)

Le foyer de ces cheminées est partiellement encastré dans le mur de 30 à 40 cm, ainsi que l’avaloir et le conduit. Lorsque le conduit est adossé en saillie du mur, on le masque par un coffrage de 35 cm d’épaisseur environ en galandage, pour retomber dans le cas de la cheminée encastrée dans le mur.

Les cheminées à hotte
Les cheminées à hotte sont d’inspiration paysanne, c’est-à-dire rustique ou encore haute époque.
Elles peuvent être symétriques, mais dans les deux cas, leur emplacement dans l’axe du panneau n’est pas de rigueur, l’équilibre de l’ensemble pouvant être rétabli par un prolongement banquette. Seules les cheminées asymétriques peuvent se mettre d’anqle.

Par contre la hotte n’est qu’un habillage décoratif pour masquer l’avaloir et le conduit, qui sont adossés en saillie du mur.
Le foyer sera lui-même adossé et n’a aucun besoin d’être partiellement encastré.
La cheminée à hotte ancrée au mur, qui permet de ne mettre ni jambage, ni côté foyer, est certainement la plus agréable et la plus rationnelle.
N’étant pas aussi sensibles au courant d’air de la pièce que la cheminée centrale ou la cheminée en épi, les fumées se guident sur le fond foyer pour monter dans l’avaloir ; le feu est visible de partout et le fond foyer rayonne toute sa chaleur sans être limité par les côtés foyer.

Les cheminées encastrées
Genre niche à feu, d’inspiration américaine, elles peuvent rarement être encastrées dans les murs par manque d’épaisseur. Le plus souvent, on les encastre dans un coffrage d’une profondeur de 50 à 60 cm d’épaisseur, soit enduit, soit à appareil visible (briques, pierres, etc.).

Les cheminées en épi
Elles servent, par destination, de séparation entre deux pièces, et nécessitent d’abord un conduit éloigné de la cloison, ensuite une épaisseur de coffrage de 50 à 60 cm.
Le tirage peut donner satisfaction, à condition que le foyer ne se trouve pas sur le trajet d’un courant d’air, systématique dans le cas de deux portes situées en vis-à-vis.


L’évacuation des fumées
A plusieurs reprises, nous sommes amené à aborder le problème des conduits et du tirage des cheminées, car de leur bonne conception, du choix des produits, de leur mise en œuvre dépendent non seulement la qualité du chauffage et de la ventilation, mais aussi la sécurité et la salubrité de la maison.

Dimensions des conduits
Les conduits sont des poteries creuses qui emmènent les fumées vers le haut de la cheminée. La souche est la partie maçonnée qui continue le conduit hors du toit.

Les dimensions des conduits sont les suivantes : .• hauteur du conduit: de 10 à 14 fois la hauteur du foyer –
hauteur minimale : 4 m ; section du conduit: entre 1/7e et 1/10e de la surface d’ouverture du foyer ;
section minimale d’un conduit : 400 cm2 (ou 4 dm2) ; sections usuelles des conduits de fumée : 20 x 20 cm ; 20 x 30 cm ; 30 x 30 cm. (Ces conduits sont en terre cuite).

Lorsqu’un conduit est dévoyé, l’angle par rapport à la verticale adopté normalement est de 20°.
Dans des cas exceptionnels, il peut atteindre 45°.
Distances minimales entre la paroi intérieure d’un conduit et un bois de charpente : 16 cm ; un bois de menuiserie : 7 cm ; une pièce métallique : 13 cm ; le côté extérieur des murs mitoyens : 11 cm.
Ces distances sont évidemment destinées à assurer la sécurité en cas d’incendie.
Pour la souche proprement dite, la hauteur minimale au-dessus du faîtage : 0,40 m en province ; 1 m à Paris.
Hauteur au-dessus d’une terrasse: 1,20 m. Cette hauteur sera de 1 m au-dessus d’un acrotère dont la hauteur est supérieure à 0,20 m.

Distance entre une souche et une construction voisine : 8 m.

Règles générales
Il faut déterminer la position du conduit par rapport au mur. Trois cas peuvent se présenter : le conduit est encastré dans l’épaisseur du mur, le conduit est adossé sur le mur, le conduit est adossé derrière le mur.
Les conduits doivent être obligatoirement en matériaux réfractaires (terre cuite, béton de pouzzolane, briques réfractaires, etc.).
Pour des raisons esthétiques, un conduit peut être dévoyé de 20° par rapport à la verticale. Un angle de 30° (norme internationale) est encore compatible avec un très bon tirage, et peut être conservé pour les conduits construits avant la nouvelle règlementation. Le sur adossement des conduits est interdit : dans tous les cas, ils doivent avoir au moins une face accessible.
Le conduit n’est autorisé à desservir qu’un seul foyer pour les feux ouverts, la règlementation n’autorisant les conduits unitaires à gaine collectrice (shunt) que pour les feux fermés. De même, toute prise d’air, ventilation, évacuation ou percement quelconque sont interdits sur un conduit.

La section des conduits
Une section de 4 dm2 (20 x 20 par exemple) est le minimum autorisé pour les feux ouverts à petits foyers. La législation précise que la section du conduit doit être en rapport avec l’importance du foyer. Il faut y ajouter une notion importante pour un bon tirage : la section du conduit doit être d’autant plus forte que le conduit est court.

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