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Semis en pleine terre du mois d’Avril

Ce genre de semis n’est possible que si le jardin est abrité. C’est le cas de tous les jardins du Sud-Est (partie basse et côtière), des plaines du Languedoc et d’Aquitaine, du littoral atlantique et des côtes de la Manche jusqu’à Cherbourg. Ce sont des zones privilégiées, où les gelées tardives et sévères sont très rares, excepté en Aquitaine, sur certains terrains très exposés.

Le semis des plantes annuelles en pleine terre

Le semis au mois d’avril est fort simple. Il suffit de remuer le terrain sur 40 cm de profondeur, d’y incorporer un bon fumier et de pratiquer un solide amendement, afin de le rendre souple et riche. Le fumier doit être vieux et dans un état de décomposition avancée. Il faut le placer vers le fond de la couche travaillée, afin que les jeunes racines n’entrent pas immédiatement en contact avec lui.

La préparation du terrain se fait généralement en janvier et en février, comme les fumures et les amendements que nous avons déjà décrits; mais il peut y avoir toutes sortes de retards, et on peut vouloir semer des annuelles là où auparavant on ne désirait pas en planter.
A chaque gabarit de semence correspond alors un semis différent par la manière de semer, ou par la plantation.

Le problème du gabarit de la graine

Le gabarit ou le volume d’une graine varie beaucoup d’une espèce à l’autre. Cela peut aller du grain de sable au haricot; à ces différences de volume correspondent tout naturellement des différences de semis. Pour les types en grain de sable, en forme de fétu ou de lentille, on sème à la volée, puis on ratisse légèrement, en enfonçant les dents du râteau à 1 ou 2 cm de profondeur. On saupoudre ensuite avec un terreau sableux et on tasse avec une planchette, car une surface lisse résiste mieux aux ravinements provoqués par les pluies de printemps.

Après le type lentille, on trouve le type petit pois, pépin de melon ou pois chiche. Le semis, dans ce cas, est encore un peu différent. On creuse de petites cuvettes dans le sol, à certains écarts déterminés . Ces cuvettes, appelées parfois poquets, ont entre 3 et 4 cm de profondeur. On y dépose deux ou quatre graines, on comble le trou et on unifie la surface du semis avec un râteau à dents minces.

Les graines du type haricot sont semées de la même manière, mais les poquets ont une profondeur légèrement supérieure 5 ou 8 cm.
Le premier semis, effectué à la volée, concerne surtout les petites semences; c’est le plus hasardeux. Dans le commerce, un paquet normal sert pour 2 ou 3 m2. Si la densité semble trop forte, il est toujours possible d’éclaircir ultérieurement.

On divise le terrain en carrés de 50 cm de côté avec un sillon tracé au plantoir; on répartit la semence en autant de lots qu’il y a de carrés et on sème. On obtient ainsi une densité à peu près régulière.

Le plantoir et le semoir à main

Ces deux outils comportent quelques inconvénients. Le plantoir creuse un trou étroit profond, en forme de cône renversé. Il est difficile de mesurer avec exactitude la pro¬fondeur de ce trou ; elle est souvent très exagérée. Comme le fond est étroit, les graines risquent tout d’abord de s’y entasser, ce qui est très mauvais pour la germination; le germe de la graine inférieure est obligé de contourner ou de déplacer la graine supérieure. D’ailleurs, la plupart du temps, les graines n’arrivent pas au fond et il se forme une poche d’air, cause de multiples fermentations.

Il existe un autre inconvénient : le plantoir tasse les parois du trou, ce qui est mauvais pour les radicelles encore tendres de la plante.
Quant au semoir, il dose les graines, mais il est bien difficile à utiliser. Il s’agit de modifier l’ouverture de l’outil en fonction de la densité que l’on veut obtenir. Opération délicate, surtout pour un débutant.

L’époque du semis des plantes annuelles

Elle varie selon l’exposition du jardin et différents facteurs propres à celui-ci. Certaines parties du jardin, protégées par des constructions, ou exposées au sud, sont souvent en avance sur d’autres, situées à l’ombre ou au nord.

Les soins ultérieurs

Il ne faut pas laisser la surface du semis sèche plus de deux jours. Tant que la germination n’a pas eu lieu, on arrose en pluie fine pendant la journée. Après la germination, on arrose seulement le matin. Il est déconseillé d’arroser le soir, car cela entre¬tiendrait une fraîcheur dangereuse pour les jeunes plantes.

Il faut arroser en pluie très fine ou même sous forme de bruine; les lances d’arrosage sont réglées à cet effet.

Il est nécessaire d’enlever les herbes para¬sites qui profitent, elles aussi, de l’arrosage du semis. Ce faisant, on doit prendre garde à ne pas arracher les plantules provenant du semis, qui sont parfois difficiles à identifier. Les oiseaux sont également des ennemis redoutables. Si l’hiver a été froid et si les insectes sont long à réapparaître, ils se rabattent volontiers sur les graines ou même sur les jeunes pousses. D’où la nécessité d’épouvantails : bandes de papier d’aluminium, harpes éoliennes, moulinets, disques de matière plastique ou bâtonnets qui s’entrechoquent.

Si une période froide survient, accompagnée de gelées matinales, il faut abriter le semis. Avant la germination, un simple film de matière plastique tendu sur le sol suffit. Après la germination, ce film doit être surélevé au moyen de piquets ou d’arceaux. Ce dernier système est celui de la cloche.

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