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Travaux de jardinage en Janvier

Travaux de jardin du mois de janvier:
Le mois de janvier n’est pas le mois le plus froid . février connaît des gelées et des températures plus rigoureuses. Ce n’est pas non plus une période de repos.

La préparation des plate-bandes

Quand la terre n’est pas gelée et elle ne l’est généralement pas dans l’Ouest et le Midi on prépare certaines plates-bandes dépourvues de végétation.
Ce sont avant tout celles qui sont consacrées aux annuelles.
La terre des plates-bandes doit être légère, souple et riche.
Les racines des annuelles se développent vite, puisque, en l’espace de cinq à six mois, chaque plante croît, devient adulte, fleurit, fructifie et meurt. C’est pourquoi les annuelles ne doivent rencontrer aucune condition qui leur soit défavorable. Les plates-bandes sont les parties du jardin que l’on fume et que l’on engraisse le plus chaque année. Le sol doit être désinfecté, car il est empli de fertilisants et de débris de plantes que le gel a tuées. On laboure les endroits où fleurissent les annuelles, on défonce la terre sur 30 ou 40 cm, on la remue, on l’émiette et on la bouleverse.

Les zones réservées aux annuelles

Dans un jardin moderne, les zones réservées aux annuelles se divisent en deux catégories : il y a celles reliées directement à la maison et prises dans la végétation des soubassements. Ces zones sont assez grandes, et atteignent souvent 4 m2. Il y a ensuite le corps même des plates-bandes. Dans ce cas, les annuelles sont réparties en groupes isolés dans les plates-bandes, et sont souvent entourées de végétaux bas à feuillage persistant. Le premier labour est assez facile, le second est plus délicat : il faut prendre garde de ne pas piétiner les plantes voisines et ne pas confondre ces surfaces de terre avec celles qui abritent les souches des plantes vivaces. Pour ne pas commettre d’erreur, on peut planter au centre des zones vides laissées par les vivaces un petit tuteur, haut de 30 cm, ou, si la terre est dissimulée par un bourrelet végétal au premier plan, laisser les annuelles rabattues rez-souche et recoupées en litière, ce qui rend plus tard l’identification plus facile. Quinze jours après le labour, on fume le terrain. Si, dans ce délai, aucun gel n’est survenu, il vaut mieux repousser la fumure, et attendre que le gel ait purifié le sol.

La préparation du sol dans les régions tempérées

Ici, le gel ne fait que de brèves et inoffensives apparitions, et ne prend la terre que très superficiellement. La vie végétale est ralentie, mais non arrêtée : elle revêt seule¬ment d’autres formes. On se contente donc de bêcher le terrain, d’y mettre un fumier très vieux (deux ans), du fumier reconstitué et vendu en poudre ou, à défaut de ces deux produits, un engrais de fond, également vendu dans le commerce. On retourne, on nettoie et on bine le terrain, puis on laisse la terre se reposer une semaine et on plante les annuelles, qui fleuriront en mars ou, si le climat est clément, comme dans le Midi, presque immédiatement.

Les annuelles

Ce sont en fait des bisannuelles, qui sont plantées déjà adultes et presque fleuries : pensées, myosotis, giroflées ravenelles, primevères, soucis et cyclamens.

Les pensées

Cette plante, souvent décriée, a de grandes qualités qui, mal employées, peuvent devenir des défauts. Elle présente une très vaste gamme de coloris, dont certains sont très étranges : tons sombres, fumés, combinai¬sons bizarres, qui ne sont belles que vues de près. Pour un jardin de printemps, il ne faut garder que les fleurs monochromes, de préférence les tons blancs, jaunes et bleu aniline.
trois à six mois après les semis, selon l’arrosage et l’engrais employé.
Dans l’Ouest et le Midi, on les emploie pour garnir les massifs où leurs tons orangés et jaune citron apportent une note franche et gaie. Dans le Midi, ils fleurissent généralement de fin janvier à avril.

Les cyclamens

Ce sont des plantes d’intérieur, sauf dans le Midi, où elles poussent à l’extérieur avec les cinéraires. Leurs tubercules sont mis en serre à l’automne et, dès janvier, on peut avoir des potées fleuries.
Dans le Midi, Mimosa Bartheriana, les rosiers de Nabonnand, et le mimosa des quatre saisons (Semper florens) fleurissent en janvier.

Les semis sous châssis

Dans les régions froides de France, on sème les pensées, les myosotis et les pâquerettes à grandes fleurs sous châssis, et on obtient ainsi de jeunes plants que l’on peut mettre en terre début mars. Ces plantes fleurissent rapidement, si on les traite à l’engrais dilué.

La préparation du sol de la pelouse

Il faut détruire les gazons défectueux, et défoncer profondément le sol sur 35 à 40 cm. Le sol doit être aéré et bouleversé, et débarrassé des mottes d’herbe qui, loin de l’enrichir, provoquent des fermentations internes et forment des cavités, des poches d’air qui sont autant de foyers d’infection. On peut, pendant ce travail, enlever les pierres, les mottes de glaise ou de marne trop gênantes. Toute la surface doit être hersée plusieurs fois dans les deux sens. Le sol n’est pas prêt pour autant à recevoir la semence
Il faut encore le fumer en profondeur, le recouvrir, avant le semis d’avril, de 10 cm de terreau léger, et appliquer un traitement antimousse.

Le fumier

Quand on utilise du fumier, il faut le déposer au fond du défoncement. 10 cm de fumier, aéré d’un quart de sable, suffisent amplement. Il est inutile de chercher à améliorer la terre par des adjonctions trop importantes de fumier, d’engrais et de terreau de couche, car cela nuit à la germination des graines et entraîne le jaunissement de l’herbe.
L’emploi de fumier insuffisamment décomposé est très dangereux : le fumier doit toujours avoir plus d’un an. Si on ne peut pas s’en procurer, il vaut mieux utiliser du fumier reconstitué, vendu en poudre, et qu’il suffit de répandre, sans l’enfouir au fond la couche labourée. Une épaisseur de 4 convient. Pour bien la mélanger, on bêche profondément.
La nature du sol est presque aussi importante que la fumure elle-même; le sol do être sain, léger, et retenir suffisamment l’humidité. Pour ne pas avoir un sol trop compact, on peut ajouter du sable et, si la terre sèche trop rapidement, un lit de tourbe émiettée haut de 8 à 10 cm.

Le terreau

Après ces travaux préliminaires, on ratisse, on passe le rouleau pour briser les dernières mottes et on recouvre l’ensemble d’une couche de terreau très léger et très vieux de 10 cm d’épaisseur environ. Si le terreau demeure très humide et forme des tapons, il faut l’amender avec du sable, de façon à obtenir une consistance plus friable. Ainsi, les graines germeront très vite, et il ne se formera pas de flaques d’eau ou de ruisseaux à la surface, pouvant éventuellement emporter et disperser la semence.

Le traitement des mousses

La base de ce traitement est le sulfate de fer. Mais il existe dans le commerce d’autres spécialités qui facilitent beaucoup cette opération. Il ne faut toutefois pas les utiliser par temps de gel.
Avant de distribuer la solution, il vaut mieux griffer les parties à traiter avec un râteau, ce qui rend la mousse plus vulnérable. Dans les endroits humides, favorables aux mousses, une telle opération, assez pénible en ce qui concerne le grillage, doit être répétée tous les deux ou trois ans.
Ensuite, il faut interdire la surface traitée aux animaux domestiques qui, en léchant leurs pieds, absorbent le produit, souffrent de démangeaisons et de troubles digestifs divers.

L’ENTRETIEN DES OUTILS ET DU MATÉRIEL

Il ne faut pas attendre les travaux extérieurs pour se livrer à l’examen des outils.
Voici quelques indications rapides qui pourront éviter bien des désagréments. Il est nécessaire de faire aiguiser la tondeuse à gazon qui, pour l’instant, reste inutilisée. Certes, dans les zones chaudes, comme le Midi, la Corse, le Sud-Ouest atlantique quand l’hiver est doux, on tond assez rare¬ment la pelouse (une fois toutes les trois semaines). Mais il ne faut pas donner la tondeuse à entretenir en mars ou en avril : à ce moment-là, les aiguiseurs sont débordés, et l’herbe pousse très rapidement…
Après l’aiguisage, on doit huiler et nettoyer à fond. Il faut aussi vérifier l’ensemble de ses outils, et faire aiguiser tout ce qui possède une lame (sécateurs, cisailles, serpes et ciseaux). Depuis que l’on emploie des métaux légers, comme l’aluminium ou le duralumin, il n’est plus aussi nécessaire de vérifier si les manches en bois craquent ou se débottent; néanmoins, il reste toujours indiqué d’acheter, à tout hasard, deux ou trois manches de rechange, pour les vieux outils.
Il est également nécessaire de vérifier les dispositifs d’arrosage, de les nettoyer, de les huiler et de les graisser.
Le mois de janvier est le mois idéal pour effectuer tous ces travaux, qui ne réclament pas absolument la présence au-dehors. Dès le mois suivant, il sera impossible d’y procéder.

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