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Les tailles du mois de Janvier

Travaux de jardin en janvier Les tailles des arbres et arbuste pendant le mois de janvier.

La taille des haies vives

Une haie vive est une haie composée d’essences en majorité indigènes. Ces haies vives sont généralement formées d’espèces assez différentes : aubépine, églantier, sureau, houx, évonymus d’Europe (bonnet-d’évêque), prunier mirobolant, cerisier de Sainte-Lucie, épine noire, genêt, etc. Telle espèce prévaut sur les autres selon la région.

Dans le Midi, les haies sont faites de cannes, de chênes kermès ou verts, de grenadiers sauvages, de genêts d’Espagne, de lentisques, de lauriers et de buis. Avec de tels mélanges, il est vain de chercher pour chaque espèce une taille idéale. On tranche dans le vif, on donne à la haie la hauteur et l’épaisseur que l’on veut, en arrondissant les arêtes et en imprimant aux deux flancs une forte déclivité, afin que le faite de la haie ne plonge pas la base dans l’ombre.

Après ce travail de taille, on enlève les clématites sauvages, les ciguës, les houblons sauvages et le lierre, qui ont tendance à envahir les haies.

Les haies de séparation sont souvent des haies vives. Mais, qu’elles soient composées de thuyas, de cyprès, de troènes ou de charmes, il faut leur appliquer le même traite¬ment qu’aux haies vives.

La réfection des topiaires

Il faut refaire les boules, les dômes, les coussins et tous les végétaux taillés . murs, pyramides et contreforts de verdure, et choisir de préférence des formes simples, si toutefois on ne veut pas imiter les singularités des jardins de la fin du Moyen Age.

Travail périlleux.

Les surplombs sont très difficiles à réussir, et il faut un spécialiste pour tailler un if en étages symétriques (classiques) ou asymétriques (orientaux).

Sur les rivages atlantiques, on peut employer Cephalotaxus Nerüfolia ou macrophylla, if japonais à longues aiguilles plates, presque aussi grandes que les feuilles du laurier. Ce résineux est l’arbuste préféré des topiaires japonais, et une des pièces les plus remarquables des jardins modernes. On emploie plus traditionnellement l’if, le buis, le houx, le laurier-sauce, le laurier-tin, le romarin et les chênes verts.

Les cotonéasters en champignon et les pyracanthas en dôme sont assez discutables; il faut plutôt les placer dans des haies ou les palisser, en bourrelets très épais, avec ou sans soubassement.

On prétend parfois que, dans un jardin moderne, les ifs et les buis taillés sont inutiles. C’est une grosse erreur. Il ne faut pas s’en tenir aux formes classiques et traditionnelles, mais les adapter hardiment aux formes libres et géométriques de l’art décoratif moderne.

Quelques erreurs à éviter

Les fautes de sécateurs ne sont pas très graves, et sont vite réparées au printemps, mais il faut éviter deux erreurs plus importantes : planter pour le topiaire des espèces à feuilles larges, comme les lauriers palmes, et choisir des résineux à développement rapide, comme le cyprès de Lambert. Lorsqu’une aiguille d’if ou deux feuilles de buis sont séquées, personne ne s’en aperçoit, mais lorsqu’une feuille de laurier palme est Béquée (ce qui arrive tous les cinq ans), on voit nettement, sans doute possible, une demi-feuille. De telles amputations, trop visibles, sont extrêmement désagréables.

En ce qui concerne les résineux à développement rapide, celui qui les a choisis s’en repent bientôt amèrement. Ces arbres, en effet, sont faits pour monter jusqu’à 10 ni, et aucun sécateur ne peut les arrêter.

La taille des tapis en janvier

En janvier, il faut tailler les tapis de plantes à feuillage persistant : le lierre, le millepertuis, la pervenche… Pour aller plus vite, on les rabat avec une cisaille à quatre lames, et on laisse seulement une épaisseur de 15 cm. Dès avril, le tapis est dru, et marqué par l’agréable contraste des feuilles vert pâle et des feuilles vert sombre. Il n’est pas nécessaire de ramasser les pousses sacrifiées. La neige tasse les débris, et le gel de février les détruit, si bien qu’il reste très peu de chose à nettoyer en mars.

La taille des plantes grimpantes à feuillage persistant

Ces plantes sont assez peu nombreuses s’agit surtout du lierre, du chèvrefeuille, d’ailleurs peu fréquent dans les régions au climat rigoureux, et, dans le Midi, de la bougainvillée et de Bignonia tweediana.

On traite le lierre comme en tapis : 15 cm d’épaisseur suffisent, sinon il prolifère en faisant pendre à foison des masses compactes, qui, secouées par les vents, ébranlent peu à peu les murs.

Le lierre abandonné s’arrête parfois de croître et ne recouvre pas la surface qui lui était réservée. A l’occasion de cette taille, on l’empêche également d’envahir les soupiraux et les gouttières.

Les chèvrefeuilles doivent être traités aussi sévèrement, car ils s’entremêlent en donnant des masses de ramilles inextricables et contournées, qui doivent être impitoyablement supprimées pour découvrir la charpente même de la plante et dégager complètement les sarments principaux. Ils gagnent d’ailleurs à cette opération une vigueur nouvelle, et fleurissent plus abondamment.

On aperçoit des inflorescences plus dégagées, sur un manteau régulier de rameaux très garnis.

Dans le Midi, la bougainvillée et Bignonia tweediana doivent être traités comme le lierre; on leur laisse cependant au moins 25 cm d’épaisseur.

La taille enlève à ces plantes tout leur aspect exotique et désordonné, et donne une masse régulière, qui fait penser davantage aux charmilles des parcs classiques qu’aux exubérances tropicales. Aspect trompeur et très passager, car la taille elle-même favorise la croissance de la bougainvillée et de Bignonia tweediana.

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